Pour ce qui est vrai maintenant, pour exprimer un jugement actuel ou une vérité générale.
Formule radical du verbe + terminaisons. Pour écrire : j'écris, tu écris, il/elle écrit, nous écrivons, vous écrivez, ils/elles écrivent.
Astuce dans un message public, le présent ouvre souvent (« Je vous écris ») et porte les jugements actuels (« il blesse », « l'humour fait du bien »).
Exemple Je vous écris à la suite de votre émission. / L'humour fait du bien.
Pour raconter ce qui s'est passé : actions ponctuelles dans un récit au passé.
Formule avoir ou être au présent + participe passé.
Astuce 1 avec avoir, le participe s'accorde avec le COD antéposé (féminin) : « qui m'a déçue », « j'ai été choquée ».
Astuce 2 sans COD antéposé, pas d'accord : « vos animateurs ont multiplié », « ils ont évoqué ».
Exemple Vos animateurs ont multiplié les remarques. / Cette émission m'a véritablement déçue.
Pour décrire un état passé, une attente ou une intention non réalisée — et pour atténuer poliment.
Formule radical du nous au présent + terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Astuce l'imparfait d'atténuation (« je tenais à vous le dire ») est typique du registre formel-expressif. Il adoucit la prise de parole.
Exemple Je m'attendais à un moment de détente. / Je tenais sincèrement à vous le dire.
Le « passé du passé » : une action antérieure à un autre moment passé ou au présent de l'énonciation.
Formule avoir ou être à l'imparfait + participe passé.
Astuce souvent utilisé avec « jamais » et « auparavant » pour exprimer une expérience inédite : « je n'avais jamais vu ».
Exemple Je n'avais jamais vu un tel manque de respect auparavant.
Pour exprimer une demande nuancée et polie, une suggestion, une recommandation.
Formule infinitif (ou radical irrégulier) + terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Pour falloir : il faudrait.
Astuce souvent suivi du subjonctif : « il faudrait que vous + subjonctif ». Marqueur CLB 7 fort.
Exemple Il faudrait que vos équipes revoient les règles éditoriales.
Pour exprimer un jugement, un souhait, une nécessité, une émotion.
Formule que + sujet + radical (3ᵉ pers. pluriel du présent sans -ent) + terminaisons -e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.
Astuce obligatoire après « je trouve regrettable que » et après « il faudrait que ». Pour revoir : que je revoie, que tu revoies, qu'il/elle revoie, que nous revoyions, que vous revoyiez, qu'ils/elles revoient.
Exemple Je trouve regrettable qu'une chaîne cautionne… / qu'ils revoient les règles.
Je vous écris à la suite de votre émission de variétés d'hier soir, qui m'a déçue.
Je m'attendais à un moment de détente, mais j'ai été choquée par le contenu. Sous prétexte d'humour, vos animateurs ont multiplié les remarques humiliantes envers les candidats au concours de talents. À plusieurs reprises, ils ont même évoqué leur poids ou leur origine sociale, comme si ces sujets pouvaient encore être tournés en dérision actuellement.
Bien entendu, l'humour fait du bien, mais dans ce cas précis, il blesse. Je trouve regrettable qu'une chaîne de votre envergure cautionne de tels propos.
Il faudrait que vos équipes revoient les règles éditoriales pour éviter un nouveau dérapage. Je tenais sincèrement à vous le dire, car je n'avais jamais vu un tel manque de respect auparavant.
Cordialement,
Une téléspectatrice fidèle